4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 15:15

Hier soir, j'ai vu le dernier concert de la tournée nationale de Johnny Hallyday, au Palais omnisport de

Bercy (Accor Hôtels Arena). Après mes mésaventures précédentes dans le même lieu, à la générale des Enfoirés,

je m'étais méfiée, et étais arrivée avec une demi-heure d'avance pour ne pas entrer dans la salle dans le noir,

et crapahuter pour trouver ma place à la lueur de l'écran d'un appareil électronique...

L'entrée du concert au Palais omnisport de Bercy

L'entrée du concert au Palais omnisport de Bercy

Malgré la contenance de la salle (20300 places), l'entrée était assez fluide.

J'ai trouvé sans difficulté ma place dans les gradins latéraux.

Billet de gradin

Billet de gradin

A l'usage, la barre garde-fou s'est avérée gênante pour les prises de vue. Heureusement, la rangée derrière moi était plus

clairsemée, un spectateur sympathique me hissa au rang supérieur par dessus les sièges... (c'est un stade!) A l'entrée, on

avait confisqué le bouchon de ma bouteille d'eau, que j'ai prudemment remontée débouchée d'un étage. Au premier rang

du gradin où j'étais, une dame est passée avec un manteau flottant, et a renversé une bouteille ouverte sans bouchon posée

sur le garde-fou, qui, ensuite, a chuté sur les spectateurs d'en-dessous avec son contenu... Le propriétaire de la bouteille

n'a pas osé se pencher par dessus la rambarde pour constater les dégâts éventuels, mais l'on n'entendit aucun grand cri!

 

La salle de concert et la scène avant le concert

La salle de concert et la scène avant le concert

A 20 heures, la salle n'était remplie qu'aux deux-tiers, ce qui m'a beaucoup surprise. Est alors entré

un jeune groupe de hard-rockers, chantant en anglais, nous nous sommes extasiés qu'ils nous remercient

en français, mais ils étaient manifestement francophones. Le nom du groupe m'a semblé être « La

Sphaigne », bucolique et mousseux, mais j'ai peut-être mal compris, ou alors je suis encore très imbibée de culture

environnementale. En tout cas, la guitare arrachait, le chanteur aussi, la batterie déménageait, et la basse nous résonnait

grave dans le sternum, je ne vous parle pas de l'effet sur les tympans délicats, d'autant qu'ils étaient sur une petite scène

proche, au milieu du stade. Mais j'aime aussi le hard rock, et ils étaient performants. Pendant la prestation

de ces jeunes gens, qui se sont dits très honorés de faire la première partie du concert de Johnny Hallyday,

le stade a continué de se remplir discrètement, jusqu'à être plein. De temps à autre, la fosse

manifestait bruyamment que quelqu'un de connu venait d'arriver dans les lieux.

L'arrière de l'arène avant le concert

L'arrière de l'arène avant le concert

A 21 heures, le spectacle de Johnny commença. Trois têtes de mort surplombaient la scène, une énorme

au centre, et deux moins grosses en haut des écrans géants. Le spectacle s'appelait « Rester vivant ».

Dans un dégagement de fumée rouge, l'énorme tête osseuse ornée d'une ravissante mâchoire qui ferait envie à

bien des patients de dentistes, atterrit sur scène, s'ouvrit comme une noisette gigantesque, et Johnny en sortit.

Pendant que la tête regagnait le plafond, il donna le ton en chantant un vieux tube des années 50...

Oh Carol ! Ce concert était très ancré dans les racines de son inspiration. Il y eut aussi la version française

de Summertime blues (La fille de l'année dernière), il nous parla de Carl Perkins, du Rockabilly, d'Elvis

Presley, dont il chanta Jailhouse Rock (Les portes du pénitencier), de la musique de jazz noire (avec des

photos de Martin Luther King). Il nous a dit qu'il était content d'être avec nous ce soir, et qu'il nous aimait, que

c'était une soirée d'amour. Et, ce qui est rare, il l'a prouvé, c'est-à-dire qu'il s'est déplacé dans la foule pour

toucher les mains des uns et des autres, je comprends l'affluence dans la fosse ! Il ne l'a pas fait une fois, mais

plusieurs fois, avec plaisir visiblement. Voilà une facette de la personnalité de Johhny Hallyday qui m'était

complètement inconnue ! Le bain de foule ne m'a cependant pas paru de même nature que celui que

l'on voit dans les manifestations politiques, plutôt un geste christique, un geste d'amour.

 

Son groupe de musique et lui se sont déplacés de la grande scène à la petite scène, où ils ont chanté

quelques tubes, puis sont retournés sur la grande scène. Johnny nous annonça qu'il y avait parmi nous

ce soir sa fille Laura, Nathalie Baye, son épouse Laeticia, et son ami Jean Reno. Il nous nomma

ses musiciens, dont un batteur écossais barbichu en kilt ! Le concert enchaîna les classiques du chanteur,

confirmant ce que Pierre Molina m'avait dit un jour à son sujet, c'est un très grand professionnel

(les Choeurs de Paris 13 ont par le passé eu l'occasion de chanter avec Johnny Hallyday).

Tout était réglé au quart de poil, et tout roulait, pour le plus grand plaisir du public,

qui à la fin chantait autant que le chanteur, en même temps, mais le rapport des décibels restait à l'avantage

du second. J'ai participé un peu, connaissant presque tout le concert, et constaté que le son se perdait

complètement dans l'immense espace, je ne m'entendais pas chanter, ou alors j'étais déjà devenue sourde !

Pourtant le public était globalement très audible, quand il était seul. Sa connaissance des paroles était

impressionnante. Regardez le montage vidéo, vous saurez vous aussi les gestes qu'il faut

connaître pour ne pas passer pour un pied-tendre au prochain concert de Johnny!

 

 

C'était une soirée très agréable, un très bon concert avec de nombreux morceaux que j'ai aimé réentendre,

mais je crois que l'humanité du chanteur et sa volonté exprimée de mettre de l'amour dans

cette rencontre sont ce qui m'a le plus touchée. C'était le bonus inattendu et bienvenu de la soirée.

 

Je suis restée jusqu'à la fin, bravant la perspective d'engorgement des transports en commun pris d'assaut simultanément

par dix mille personnes. Bien m'en a pris, car les escaliers étaient éclairés, personne n'y a chuté,

et la sortie a été aussi fluide que l'entrée, jusque dans le métro.

Sylvie, blogmestre juke-box

 

PS: l'interprète n'a pas semblé se soucier des enregistrements, cependant la vidéo est longue,

si cela pose un problème de droits, merci de le signaler au blog

 

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Published by Blog des choristes des CP13
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