13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 08:21

Hier, j'ai eu la très grande chance de pouvoir obtenir un billet de classe 7 à la revente pour

le Barbier de Séville de Gioacchino Rossini à l'Opéra Bastille. La salle était comble, je n'ai pas osé

quitter mon strapontin à l'entracte de peur qu'on me le prenne!

Billet racheté d'occasion (rachat régulier)

Billet racheté d'occasion (rachat régulier)

Voici un extrait de la petite notice distribuée à l'entrée

Notice du spectacle

Notice du spectacle

Et voici une photo de la grande salle de l'Opéra Bastille vue de ma place, à l'entrée de la porte 13,

au deuxième balcon, vue imprenable, beaucoup de personnes s'y sont arrêtées, d'ailleurs.

Vue de la salle depuis ma place

Vue de la salle depuis ma place

Il barbiere di Siviglia est l'opéra le plus connu de Rossini. Créé en 1816 d'après un ouvrage de

Beaumarchais, il est aussi considéré comme le chef d'oeuvre de l'opéra-bouffe italien (opéra comique).

Ici, Figaro, barbier dans la ville espagnole de Séville, s'efface devant un duo amoureux, dont il est le

conseiller et l'entremetteur: le comte d'Almaviva, et la jeune Rosina qui est la pupille d'un barbon, il dottore

Bartolo (notons que le personnage du dottore est récurrent dans la comedia dell'arte...). Almaviva a rencontré Rosina

dont il est tombé amoureux. Mais Bartolo a un projet de mariage avec la jeune femme, dont il convoite

l'héritage. Figaro, qui coiffe la demoiselle et le barbon, et a travaillé pour Almaviva, lui prodigue ses bons

conseils, comme s'installer chez eux avec un billet de logement, en faux soldat. Pas de chance,

le barbon a une dispense d'hébergement! Almaviva et Rosina ont échangé des petits billets, celui-ci revient

à la charge en professeur de musique, Bartolo s'endort, et les amants batifolent. Bartolo se réveille, et

entre dans une fureur noire. Il entreprend de salir Almaviva aux yeux de sa pupille, et de hâter son mariage

avec elle au lendemain. Almaviva, qui s'était présenté à Rosina sous une fausse identité,

se dévoile et emporte la main de la belle. J'ai un peu simplifié l'intrigue qui est pleine de quiproquos.

 

L'opéra joué actuellement à la Bastille comporte quelques particularités notables. Tout d'abord la

distribution: le comte Almaviva est noir et la jeune Rosina est métisse. Joués par Lawrence Brownlee,

et Pretty Yende, le jeune couple amoureux évolue dans le monde actuel, tous les autres acteurs étant

blancs m'a-t'il semblé. Je le souligne, parce qu'il serait difficile de ne pas y voir une intention délibérée!

La jeune femme a d'ailleurs sur la porte de sa chambre, que l'on voit à l'intérieur de sa maison, qui

tourne sur elle-même sur la scène, une affiche de Will Smith, acteur, notamment pour Spike Lee,

chantre notable de l'identité noire. Le barbon et Figaro sont blancs. La mise en scène introduit par

ce biais une dimension supplémentaire que Rossini n'avait pas préméditée, celle des relations inter-

ethniques. Les deux chanteurs ont une très belle voix, Rosina chantera plusieurs contre-uts, et même

un contre-ré avec une facilité déconcertante, ils seront tous deux très applaudis, à la fin du spectacle,

et à chaque prouesse vocale. Les décors méritent qu'on parle d'eux puisqu'on a reproduit une portion

de rue espagnole, avec ses maisons, son bistrot, ses balcons, ses pavés, ses habitants qui forment

le choeur. Dans cette portion de rue, la maison qu'habitent Rosina et Bartolo est montée sur un disque

qui tourne et nous présente à volonté la façade, les escaliers, ou les chambres et les pièces de service.

Devant la porte de la maison, Almaviva a garé une vraie automobile, puis il garera une moto, sur laquelle

les jeunes mariés s'en iront en traînant un bouquet d'ustensiles bruyants, comme le veut la tradition...,

Il y a beaucoup d'imagination dans ces décors et cette transposition, parfois c'est presque trop, ajouté

à l'intrigue pleine de quiproquos, on s'y perd un peu. Mais l'essentiel est de proposer de la musique

de qualité dans une histoire agitée qui fait rire et se termine bien, c'est le principe de l'opéra-bouffe.

Sur la photo ci-dessous prise aux rappels, les chanteurs du choeur, et la maison qui tourne...

 

Ici ce sont les chanteurs du choeur, devant la maison en 3 dimensions

Ici ce sont les chanteurs du choeur, devant la maison en 3 dimensions

Je ne suis pas parvenue à prendre une photo nette des quatre chanteurs principaux, mais une petite vidéo

correcte, qui rend bien l'ambiance enthousiaste de la fin du spectacle. Je vous la mets ci-dessous.

Au centre, Almaviva, Rosina, Figaro (joué par Alessio Arduini), et Bartolo (joué par Nicola Alaimo),

tous les quatre excellents, ainsi que les quatre autres chanteurs.

 

 

Si cet opéra vous intéresse, je ne saurais trop vous conseiller de chercher un billet d'occasion, il y a

tous les jours des personnes empêchées qui revendent leurs billets... 

Sylvie, blogmestre

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Published by Blog des choristes des CP13
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