4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:36

Hier soir au Zénith, Parc de la Villette, le premier concert d'Alain Souchon et Laurent Voulzy sur

trois jours consécutifs fit trois mille heureux, dont j'eus le privilège d'être. Je dis trois mille, c'est une estimation,

la salle était coupée par un rideau aux deux tiers environ, et les spectateurs emplissaient la partie la plus proche de la scène.

 

La salle du Zénith très pleine, 3 décembre 2015

La salle du Zénith très pleine, 3 décembre 2015

J'avais une place dans les gradins, que j'eus beaucoup de mal à atteindre à l'heure, un colis suspect ayant

été découvert sur la ligne 5 du métro, qui va Porte de Pantin, alors que je m'apprêtais à le prendre, tous

les voyageurs étaient refoulés Gare du Nord... Quand je suis arrivée au Zénith, les spectateurs étaient clairsemés

pour cause de colis suspect sur la ligne 5... Mais il y avait une première partie, chantée par une jeune femme

nommée Vanille, et tout le monde finit par arriver pendant la première partie, enfin nous l'avons espéré !

Billet dans les gradins, à gauche face à la scène

Billet dans les gradins, à gauche face à la scène

Le spectacle de nos deux artistes commença à 21h. Il comprenait des chansons communes, mais aussi

des chansons qui, initialement, étaient chantées par un seul des deux chanteurs, ce qui est le cas de la

plupart de leurs succès, et qu'ils interprétaient à deux. Il n'y avait pas d'écran géant, mais la mise en scène

et l'éclairage étaient somptueux (bien meilleurs que pour les concerts anglo-saxons que j'avais vus précédemment

dans cette salle, ai-je trouvé). Est-ce la langue commune, qui permet de parler au public et de faire des blagues

qu'il comprend à coup sûr, ou une connaissance bien rodée du public français ? Cette salle, dont j'avais

trouvé le public peu participatif lors des concerts auxquels j'avais assisté antérieurement,

a magistralement participé au spectacle hier soir, c'était formidable !

 

 

Il y eut une phase d'échauffement, avec des tubes comme « Jamais content », la tension monta d'un

cran avec « Poulailler song », chanson comico-engagée sur la mixité sociale (« y'a des endroits la nuit où

les pauv's qui vous font la peau sont plus bronzés qu'nos p'tits Poulbots »). Pour « Abderrahmane, Martin ,

David », chanson laïque anti-fanatique, de cohésion nationale, le public se leva pour applaudir.

« Allô Maman, bobo » (« Maman, comment tu m'as fait, ch'uis pas beau »), et « Bidon » (« J'suis qu'un mec

à frime, bourré d'aspirine, and I just go avec ma pince à vélo, j'suis bidon ! ») firent chanter la foule.

Ca, c'est Souchon et Voulzy. Il y eut aussi Voulzy et Souchon, dans « Coeur Grenadine », et

« Le pouvoir des fleurs », où des milliers de pétales colorés furent projetés sur les premiers rangs, ravis,

tandis qu'on lançait des bouquets depuis le parterre aux deux chanteurs. Tout le monde se leva pour

zouquer sur une chanson antillaise, et ensuite, nous ne nous sommes plus assis, quasiment.

Les tubes s'enchaînaient les uns aux autres, entrecoupés de quelques chansons récentes, dans un

savant dosage destiné à faire monter la ferveur. Vers 23h15, disparition des chanteurs et musiciens,

scène et salle éteintes, mais on savait que c'était une fausse sortie car les trois plus gros tubes n'avaient

pas été chantés... Ils conclurent le concert : « Foule sentimentale » ("il faut voir comme on nous parle...

on nous Claudia Schiffère, on nous Paul Loup Sulitzère, ah, le mal qu'on peut nous faire...et qui ravagea la moukère!"),

l'inusable « Rockollection » (« on a tous dans l'coeur un morceau de fer à user, un vieux scooter de rêve pour faire

le cirque dans l'quartier... et la p'tite fille chantait... un truc qui m'colle encore au cœur et au corps »), et

« Belle-Ile en mer » hymne romantique et brumeux aux îles françaises, « de solitude et d'isolement ».

Ci-dessous un extrait de Rockollection qui sera coupé quand j'aurai retrouvé l'outil pour le faire :

 

 

Une formidable soirée. Je recommande chaudement les deux concerts de ce soir et de samedi soir,

s'il reste de la place, et si vous vous reconnaissez dans les chansons d'Alain Souchon et de

Laurent Voulzy comme la foule sentimentale qui peuplait le Zénith ce 3 décembre au soir.

Sylvie, blogmestre

 

PS: mention spéciale à Elsa, harpiste, guitariste et choriste, qui interprète la partie de Little Eva

dans "The locomotion" , dans l'extrait de Rockollection ci-dessus

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Published by Blog des choristes des CP13
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