27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 11:34

J'ai changé de quartier hier soir, et suis allée voir Anne Roumanoff dans son nouveau spectacle

« Aimons-nous les uns les autres », à l'Alhambra, dans le 10è arrondissement.

 

L'affiche du spectacle

L'affiche du spectacle

Une file d'attente impressionnante longeait la rue, encadrée sur le trottoir par des barrières aux points

de contrôle. Deux demoiselles munies d'un panier d'osier proposaient des chocolats « Mon chéri »

de la part de la comédienne, à celles et ceux qui en voulaient, en clin d'oeil à sa publicité pour la marque.

J'avais une place au fond de la salle, au balcon, réservée le jour même.

 

Billet pour une heure et demi de rire

Billet pour une heure et demi de rire

Que de monde dans ce théâtre ! Des décorations en forme de cœur habillaient l'arrière-scène, qui

changèrent de couleur au cours du spectacle, et de petits canons gros et ronds étaient utilisés

comme projecteurs (et non pour tirer à boulets rouges sur le public comme on aurait pu le redouter!)

Vue du théâtre de ma place

Vue du théâtre de ma place

Anne entra en scène et commença par une séance d'auto-critique en règle, je suis ceci, je ne suis pas cela,

dans laquelle perçait la dure existence de la femme française d'aujourd'hui, notamment dans le choix de la taille

de ses blue-jeans... Le ton était donné pour la suite du spectacle, qui consiste en une succession de petites

scènes, où elle incarne d'autres femmes. L'épouse quinquagénaire qui pimente des relations avec son mari

m'a fait pleurer de rire, particulièrement les petites pilules bleues surdosées achetées sur internet, qu'elle a fini par

donner au chat, qu'on n'a plus revu pendant une semaine... Il y eut aussi l'adjointe à la culture de Cucugnon, qui

travaille dans la perle (de culture), ornée d'une fausse perruque blonde; la mère qui organise un goûter

d'anniversaire et à qui ses pairs largue leurs marmots hurleurs avec soulagement; la fonctionnaire de Pôle

emploi qui tente d'insérer une lycéenne sous-diplômée et ignare, et finit par craquer; la réalisatrice d'une

émission de télé-réalité, qui construit un faux couple à problèmes à partir de deux spectateurs choisis dans

la salle; la mère d'élève ragotant sur l'enseignante devant d'autres parents, etc... Ca fuse sans arrêt, bons

mots, situations réelles finement observées, le public rit et applaudit. Il chante aussi à la demande, et juste, bravo !

Et puis il y a quelques satires politiques affichées ou plus discrètes, où chacun en prend pour son grade,

ce qui divertit manifestement la salle. Après 90 minutes environ, le spectacle se termine, je prends une photo des saluts.

Anne Roumanoff nous salue

Anne Roumanoff nous salue

Mais ce n'est pas tout-à-fait fini, en guise de bis, nous avons droit à une fable politique en vers, sur le

modèle La Fontaine, bien connu de tous les écoliers français. Il s'agit d'oiseaux, de drôles d'oiseaux

(hé, bonjour, Monsieur du Corbeau!) mais je n'en dévoilerai pas plus. Anne Roumanoff salue définitivement

sous les applaudissement, et disparaît en coulisses, après nous avoir recommandé de reprendre des "Mon chéri"

à la sortie du théâtre, qui bouchonne bien plus que l'entrée, tous les chocolats ont été mangés avant mon passage

devant les demoiselles aux paniers... je prends une photo de l'Alhambra vu du trottoir d'en face, avant de rentrer chez moi.

 

Sylvie, blogmestre

 

L'Alhambra à la sortie des spectateurs

L'Alhambra à la sortie des spectateurs

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