1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 11:09

Hier soir, je suis retournée à la Villette, pour un concert regroupant l'orchestre du Conservatoire de Paris

et l'orchestre du Pôle supérieur Paris Boulogne-Billancourt, sous la direction de Paavo Järvi, dans la

grande salle de la Philharmonie 1. Pour m'y rendre, il m'a fallu effectuer une traversée sud-nord de Paris,

et nord-sud au retour ! La Villette était en effervescence, puisque plusieurs concerts s'y tenaient dans

des lieux différents. On me proposa de revendre mon billet à la sauvette, j'en conçus une estime

impressionnée pour les jeunes artistes, avant de découvrir qu'il y avait de la concurrence sur scène

au Zénith... mais mon estime persista pendant et après le concert !

Une place qu'on s'arracherait...

Une place qu'on s'arracherait...

Voici la grande salle déjà évoquée dans ce blog, vue de l'arrière de la scène. Cette partie-ci des sièges

de la salle est bordée de balustrades, ce qui paraît plus conforme à une bonne sécurité, la pente étant

assez forte. On voit les volutes de l'architecture intérieure, et leur éclairage, qui fait ressembler le haut

de la salle de concert, vu de l'extérieur, à un gros coquillage mordoré.

 

 

La grande salle est pleine pour ce concert

La grande salle est pleine pour ce concert

Il s'agissait d'un concert Beethoven-Chostakovitch, et, selon le livret, d'un programme « exigeant sur le

plan technique et particulièrement intense sur celui de l'expression musicale ». De Ludwig van Beethoven,

nous entendîmes en première partie la très jolie ouverture d'Egmont, puis le concerto pour piano et

orchestre n°1, interprété au piano par la pianiste Khatia Buniatishvili. Je renonce à vous faire part ici des

orchestres avec lesquels cette jeune femme de 28 ans a travaillé, tant ils sont nombreux. Elle montre une grande

maestria, et beaucoup d'assurance. Une partie du public ayant applaudi malencontreusement après le premier

mouvement du concerto, le chef, dont la direction est à la fois calme, ample et très précise, enchaîne

rapidement les deux mouvements suivants. Le troisième mouvement porte en lui toute la fougue future

du compositeur. Il est exécuté brillamment par la soliste et l'orchestre, dont chacun applaudit l'excellence.

 

Khatia Buniatishvili, les violons, et le chef Paavo Järvi

Khatia Buniatishvili, les violons, et le chef Paavo Järvi

Le fil conducteur du concert, nous apprend le livret, serait les «  images de la liberté victorieuse »,

avec l'idée sous-jacente d'une occupation étrangère (pour Beethoven, il s'agirait dans le concerto

de la conquête de l'Europe par l'empereur Napoléon Ier, auquel il avait dédié pourtant sa troisième symphonie,

du temps qu'il n'était que le général Bonaparte). Pour Dmitri Chostakovitch, dont nous entendrons la 9è

symphonie en mi bémol majeur, l'oeuvre datant de l'automne 1945, il s'agit de l'occupation allemande

de la deuxième guerre mondiale, qui vient de prendre fin. Cette pièce assez courte (35 minutes) comporte

cinq mouvements. La fin du premier mouvement amène quelques nouveaux applaudissements

intempestifs (j'imagine la confusion des parents des jeunes qui entendent un concert classique pour la première fois,

applaudissent parce qu'ils trouvent que c'est beau, et se font fusiller du regard par les deux-tiers de la salle, qui, eux,

connaissent les règles et le nombre de mouvements avant les applaudissements... !) mais ensuite, les récalcitrants

trop enthousiastes ont compris qu'il y a un temps pour tout. La symphonie comporte quelques passages

solistes virtuoses d'instruments à vent (piccolo, flûte, hautbois) ou duettistes (cors), puis devient

martiale sur la fin avec une participation très sonore des cuivres et des percussions.

Applaudissements, cris, et battements de pieds (est-ce bien raisonnable?), rappels, photos.

L'orchestre des jeunes talents, une partie des cordes

L'orchestre des jeunes talents, une partie des cordes

Nous ressortons, et je me retourne pour prendre en photo le bâtiment de la Philharmonie 1

de l'extérieur, le haut de la salle semble correspondre aux arrondis en colimaçon.

La Philharmonie 1 vue de l'extérieur

La Philharmonie 1 vue de l'extérieur

En repassant devant la fontaine aux lions, l'animation persiste. Les brochettes merguez sont même de

la fête ! Dans la station, je remarque une décoration musicale qui m'avait échappé la dernière fois...

Croche doubles croches, ou noire liée à deux croches?

Croche doubles croches, ou noire liée à deux croches?

Plus loin, un groupe de zombies accompagné d'un diable rouge et cornu va monter dans le wagon.

Ah oui, c'est vrai, c'est Halloween, j'ai croisé des petites sorcières dans la rue, en venant !

Sylvie, blogmestre

 

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Published by Blog des choristes des CP13
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