13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 14:42

La cathédrale des soldats blessés, Saint-Louis des Invalides, accueillait hier soir un concert de

l'orchestre symphonique de la Garde républicaine, dans le cadre de la commémoration du centenaire

de la première guerre mondiale. Ce concert, qui réunissait le pianiste Roger Muraro et toutes les

formations musicales de la Garde républicaine, était dirigé par le colonel François Boulanger.

billet de concert classique

billet de concert classique

Quand j'ai pris mon billet, il ne restait plus que des places de deuxième catégorie, c'est-à-dire au fond

de la cathédrale, qui heureusement n'a pas les dimensions de sa grande sœur de l'île de la Cité.

C'est l'église de l'Hôtel des Invalides, où l'on célèbre notamment les messes commémoratives liées

aux activités des armées. Il y a, suspendus sous la nef, deux rangées de drapeaux pris à l'ennemi.

Il y a aussi derrière l'autel, un bouquet de drapeaux français.

La nef de Saint-Louis des Invalides, avec ses drapeaux et oriflammes

La nef de Saint-Louis des Invalides, avec ses drapeaux et oriflammes

Installée au bout du dernier rang, empiétant un peu sur l'allée centrale, je voyais finalement mieux

que d'autres placés plus près, au milieu d'un rang. Le concert comportait en première partie trois

morceaux assez courts, sur le thème de l'Espagne : España, extrait d'Asturias, d'Isaac Albeniz

(connu de tous les guitaristes) dans une orchestration de François Boulanger, España à nouveau,

d'Emmanuel Chabrier, rhapsodie pour orchestre, et la première suite de Carmen, de Georges Bizet.

Dès les premières mesures, on est saisi, captivé par la qualité exceptionnelle de l'orchestre, qui allie

la précision et la rigueur militaires à la légèreté et à la virtuosité artistiques. Le colonel Boulanger,

chef d'orchestre, a une gestique très dynamique. Je regrette rétrospectivement de n'avoir pu chanter la

neuvième symphonie de Beethoven sous sa direction avec cet orchestre en 2008, l'année de mon arrivée aux

Choeurs de Paris XIII, comme l'occasion s'en était présentée... On constate une présence féminine notable parmi

les musiciens, qui me réjouit. Les trois morceaux sont exécutés avec maestria et beaucoup d'élégance. A la fin d

e la première partie, l'orchestre se lève pour saluer, je tente une photo au zoom.

Le colonel François Boulanger devant l'orchestre symphonique de la Garde républicaine

Le colonel François Boulanger devant l'orchestre symphonique de la Garde républicaine

La deuxième partie comporte deux concertos pour piano et orchestre de Maurice Ravel, dont,

en second, le concerto pour la main gauche, écrit pour un musicien amputé après une blessure

de guerre. Le pianiste est Roger Muraro qui fut un condisciple du colonel Boulanger au conservatoire

de Paris, où il est depuis devenu enseignant. On reste sous le signe de l'Espagne, avec Ravel,

auteur du Boléro, quoique le lien dans cette deuxième partie soit moins direct. Le pianiste est bien

assorti à l'orchestre, j'ai la chance de le voir au bout de l'allée centrale, et du mal à obtenir une photo de lui dont

les mains, toujours en mouvement, ne soient pas floues... j'aurai essayé ! Je ne sais lequeldes deux concertos

est le plus impressionnant en matière de jeux de main(s), du premier où elles se croisent, ou du second où

l'une repose pendant que l'autre semble jouer deux parties à elle seule...

 

Le pianiste Roger Muraro dans le concerto à deux mains de Ravel

Le pianiste Roger Muraro dans le concerto à deux mains de Ravel

Les spectateurs se sont rendu compte que l'on voyait mieux debout, et peu à peu se groupent au fond de l'église,

rendant la vision compliquée, d'autant que les personnes des rangs précédents se penchent dans l'allée pour voir

le pianiste en action. Tout a une fin, même le plus beau concert ! Les musiciens se lèvent pour saluer, les spectateurs

se lèvent pour applaudir, on ne voit plus rien... Quand je retrouve un peu de visibilité, les musiciens sont sur le départ.

Nous retraversons la grande cour pavée, sous le regard de Napoléon, et ressortons face au pont Alexandre III, derrière

lequel se profile le Grand Palais, et je souhaite le bonsoir au soldat posté devant la guérite de la grande grille.

 

Sylvie, blogmestre

 

La place des Invalides de nuit

La place des Invalides de nuit

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