23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 16:28

C'était samedi soir 21 novembre au grand auditorium de la Maison de la radio, fraîchement rouvert.

Pour raisons de sécurité, l'entrée ne se faisait pas côté Seine comme d'habitude, mais de l'autre

côté du bâtiment, qu'il fallait ensuite traverser pour rejoindre la salle de concert. C'était le dernier

concert du cycle Beethoven-Bartok à la Maison de la radio, et j'avais un billet pour le 2è balcon.

Billet B&B

Billet B&B

Arrivée à l'entrée du 1er balcon, on m'informa que le 2è balcon était fermé et qu'on allait me replacer

au 1er balcon, juste en dessous de l'entrée sur la droite, au 1er rang place 16, qui était libre.

J'étais en face de l'orchestre, ce qui ne m'était encore jamais arrivé ! Joie!

L'Orchestre national de France vu du premier rang du premier balcon, de face

L'Orchestre national de France vu du premier rang du premier balcon, de face

Le programme comprenait les "Créatures de Prométhée" de Ludwig van Beethoven, le concerto

pour piano et orchestre n°3 de Béla Bartok, et la 7è symphonie de Beethoven, interprétés

par l'Orchestre national de France, sous la direction de Daniele Gatti.

 

Les Créatures de Prométhée sont le fruit d'une commande de musique de ballet, créé en 1801.

Il s'agit d'un hymne à la liberté française post-révolutionnaire, Bonaparte apparaissant tel un nouveau

Prométhée. Le ballet dure six minutes et comporte seize numéros, outre l'ouverture et l'introduction.

J'ai été un peu dans le flou pour cette oeuvre que je ne connaissais pas, jusqu'à ce que je puisse

prendre connaissance du programme, à l'entracte, donc après-coup.

 

Le concerto pour piano n°3 de Béla Bartok est une œuvre de création posthume, datant de 1945.

Ce concerto était dédié à l 'épouse du compositeur hongrois. Il apparaît plus classique et lyrique

que les deux concertos précédents de Bartok. Le second mouvement « adagio religioso » évoquerait

à la fois Beethoven, et Bach, dans un style quasi-liturgique... j'y ai en aussi reconnu le thème du

« Cum sancto spiritu » de la grand messe en ut mineur de Mozart, apparaissant à plusieurs reprises.

Il s'agit d'une œuvre inspirée, éclairée, comme le sont souvent les œuvres ultimes des musiciens.

Le pianiste était  lui-même hongrois, il s'agit de Dezsö Ranki, au jeu à la fois virtuose et sobre.

Rappelé par le public, il nous dit ce seul mot « Liszt », et joua un extrait musical supplémentaire.

Félicitations réciproques entre le pianiste Dezsö Ranki et le chef Daniele Gatti

Félicitations réciproques entre le pianiste Dezsö Ranki et le chef Daniele Gatti

La superbe septième symphonie de Beethoven, créée en 1813, est une œuvre tonique, qui

présente la particularité de ne pas avoir de mouvement réellement lent, même l'émouvant second

mouvement est « allegretto ». Moins rapide que les autres cependant, surtout les deux derniers,

« presto » et « allegro con brio ». Les instruments se donnent la réplique des uns aux autres, et

mon regard suit : les cordes graves, les cordes aiguës, les vents, les cuivres, le chef, les percussions,

on recommence... Ces mélodies, je pourrais les chanter tellement je les ai entendues, j'anticipe

les motifs musicaux. Quand j'étais élève de sixième, la moitié de la classe donnait Beethoven pour son grand

musicien préféré ! La 7è symphonie de Beethoven est en elle-même un grand bonheur à l'écoute,

et sous la baguette ferme et nerveuse de Daniele Gatti, elle devient aussi un spectacle fascinant.

L'Orchestre national de France et son chef aux rappels

L'Orchestre national de France et son chef aux rappels

Ce concert  de reprise a été un grand succès, le public a applaudi abondamment et rappelé le chef

plusieurs fois. En ces heures noires que nous vivons, la musique est à la fois un réconfort et un repère.

Les salles de concert se repeuplent progressivement, mais beaucoup de places restent vides,

et c'est dommage (un concert Beethoven au grand auditorium fait habituellement le plein d'auditeurs).

 

Nous ressortons de la maison de la radio côté Seine. La Tour Eiffel, cocardière, domine la Ville et le fleuve,

et arbore les trois couleurs de la Nation sur ses trois cents mètres de hauteur.

Sylvie, blogmestre

Tour Eiffel de cohésion nationale

Tour Eiffel de cohésion nationale

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Published by Blog des choristes des CP13
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