11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 14:01

Hier soir j'ai eu la chance de pouvoir écouter le second concert Carmina Burana de la Maîtrise et

du Choeur de Radio France, réunis avec les percussions de l'Orchestre national de France sous

la baguette de Sofi Jeannin. Il y avait eu un premier concert le 8 novembre, et l'abondance de public

semble avoir motivé ce second concert. Le public était tout aussi abondant hier soir (peut-être y aura-t'il

un troisième concert ?), et bouchonnait à l'entrée de la Maison de la radio, quand j'y arrivai vers 19h45.

Le contrôle était assez pointu, puisqu'on s'est enquis de mon téléphone portable (?)

que je n'avais pas emporté. J'avais la place 1 de la rangée V loge 1.

 

Le billet pour une place introuvable

Le billet pour une place introuvable

Mais je n'ai jamais trouvé ma place ! A la suite d'une erreur d'orientation, je me suis retrouvée rangée W, loge 2

quelques minutes avant le début du concert, où je me suis assise à une place libre, pour en être délogée par

ses occupants légitimes alors que le concert commençait... Finalement, on m'a replacée loge 4 rangée R place 52,

où une place était inoccupée... Le premier morceau, O Fortuna, était déjà bien entamé. C'était un concert à

l'atmosphère un peu étrange, sans doute du fait de la présence des enfants et de leurs familles,

car une demi-douzaine de personnes sont entrées dans la loge pour occuper un demi-rangée vide, alors que l'on

en était au troisième morceau environ, ce qui ne se voit jamais d'habitude. Il y eut aussi quelques babils très

juvéniles qui se transformèrent en grands cris quand la soliste soprane chanta... Le bébé perturbateur disparut,

emporté dans les couloirs, et la soprane continua son solo. Elle était vêtue d'une sublime robe de satin

moiré vert grisé, et dotée d'une voix non moins sublime. Suédoise comme Sofi Jeannin,

elle s'appelle Malin Christensson.

 

J'ai beaucoup entendu les Carmina Burana de Carl Orff dans mon enfance, mes parents avaient acquis

l'enregistrement Deutsche Grammophon, et aimaient beaucoup l'écouter bien fort... Mais je ne les ai jamais chantés.

C'est une œuvre qui paraît harmoniquement simple, dont les morceaux sont volontiers scandés, qui

a de l'éclat, et se prête bien aux célébrations, même si on est loin d'en comprendre tous les textes.

Il s'agirait, c'est confirmé par le livret,  de la mise en musique par Orff en 1936 de chants en vieux latin

et en vieil allemand, écrits du XIè au XIIIè siècle et compilés par des moines bavarois au XIXè siècle.

La version présentée hier soir n'était pas la version originale avec orchestre, mais la version ultérieure

à deux pianos, conçue pour des choeurs plus modestes, ce qui n'empêchait pas les choristes, hier,

tant adultes qu'enfants, d'être très nombreux. Les deux pianos étaient grand ouverts, ce qui m'a permis

d'admirer de haut leur facture interne. Il y avait aussi cinq percussionnistes, la xylophoniste comprise,

et deux solistes masculins, un ténor, qui apparut, chanta le passage le plus grinçant de l'oeuvre,

puis disparut, et un baryton, ainsi que la soliste soprane déjà citée.

Les deux choeurs d'adultes et d'enfants, percussions et pianos

Les deux choeurs d'adultes et d'enfants, percussions et pianos

Les pianistes étaient d'une grande dextérité, mais les choeurs les couvraient un peu lorsqu'ils

chantaient en volume maximum. Heureusement, tous les choristes de radio France ont l'oreille absolue et ne

baissent jamais (c'est parfaitement exact, camarades!) Le choeur d'enfants présentait un reflet intéressant

de la diversité ethnique actuelle de notre pays, une belle manifestation d'intégration culturelle.

Sofi Jeannin, en tailleur pantalon, était la première femme que je vois diriger un ensemble musical

au grand auditorium de la Maison de la Radio. Gestes très précis, syncopes et contretemps pile

en place malgré le nombre des participants, la jeunesse de certains, les percussions multiples,

bravo ! La présence de deux dames a donné lieu à une remise de bouquets, qui est toujours

un moment sympathique (pendant lequel je me demande à chaque fois pourquoi les hommes n'ont pas de

bouquets eux aussi...) Le concert fut court, un peu plus d'une heure de très grande concentration pour

les participants, d'envolées musicales, de rythmes à couper le souffle, une puissance somptueuse

qui magnifiait l'oeuvre,  et sans applaudissements malencontreux. Quand revint le O Fortuna de la fin,

on se dit que, dommage, c'était déjà fini, et que ç'avait été bien court...!

Les solistes et le chef de choeur, et les deux pianos ouverts

Les solistes et le chef de choeur, et les deux pianos ouverts

Applaudissements nourris du très nombreux public, rappels, retours, saluts de face, puis de face

dans l'autre sens puisque la salle est ronde. La soprane me fit un sourire lorsque je pris les solistes et

le chef en photo... (n'est-ce pas qu'elle porte une robe sublime?) Je ressortis de la Maison de la radio vers 21h15,

et repartis en chantant à mi-voix le dernier choeur des Carmina Burana, rythmé et obsédant.

Sur le chemin du retour vers le métro Passy, j'augmentai ma collection particulière de portraits

de la Tour Eiffel au fil de l'eau et des saisons, inépuisable et irrésistible source d'inspiration photographique !

 

Sylvie, blogmestre

Tour Eiffel nocturne d'automne

Tour Eiffel nocturne d'automne

Partager cet article

Repost 0
Published by Blog des choristes des CP13
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d'une choriste parisienne vagabonde
  • Le blog d'une choriste parisienne vagabonde
  • : Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
  • Contact

Recherche