18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 10:08

Hier soir, 17 septembre, c'était l'ouverture de la saison 2015-2016 de l'orchestre national

de France, au grand auditorium de la maison de la radio. Ce premier concert de l'année,

sous la direction de Daniele Gatti, proposait le concerto pour violon et orchestre en

ré majeur opus 61 de Beethoven, et la Symphonie fantastique d'Hector Berlioz. La partie

de violon soliste du concerto était jouée par Sergey Khachatrian. Aimant les deux œuvres,

j'avais pris un billet... au poulailler. Sur mon e-ticket, il était indiqué qu'il fallait se

présenter tôt, et qu'il était interdit de photographier le concert.

e-ticket partiel

e-ticket partiel

J'arrive avec 45 minutes d'avance et m'installe dans l'auditorium presque vide, la messe

en ut mineur dans mon baladeur et sa partition sur les genoux, pour combler le temps mort.

Sur la scène, huit contrebasses semblent faire un petit somme avant l'épreuve.

Contrebasses au bois dormant

Contrebasses au bois dormant

Le grand auditorium de la Maison de la radio

Le grand auditorium de la Maison de la radio

Le concert est à 20h, et la masse des auditeurs déboule d'un bloc, un quart d'heure

avant le début... Queue et petit retard. Quand le concert commence, l'auditorium est plein.

Les musiciens se mettent en place pour le concerto, le soliste et le chef font leur entrée

sous les applaudissements. J'ai lu dans le programme qu'il était diffusé en direct

sur France Musique, et écoutable en replay sur le site de la station de radio.

 

Comme en juillet lors du Requiem de Brahms entendu dans le même auditorium, je suis

séduite par la qualité des pianissimos, et du silence religieux de la salle qui les accompagne.

Dans le livret, Hélène Cao a écrit deux pages très techniques sur le concerto pour violon,

où l'on apprend par exemple que le premier mouvement compte 535 mesures...

Je suis plus motivée par l'extrême sensibilité du jeu du jeune violoniste, et la virtuosité

de l'ensemble des musiciens. Cette œuvre était l'une des préférées de mes parents

quand j'étais enfant, je l'ai abondamment entendue, et la sais presque par cœur !

A la fin du concerto, le jeune Sergey Khachatrian est bissé et interprète un autre solo.

 

La Symphonie fantastique fait le plein des effectifs en instruments, toutes les contrebasses

sont réveillées. Je constate que les bois ont un petit écran transparent dans le dos destiné

à éviter que les musiciens qui en jouent ne soient assourdis par les cuivres qui sont derrière eux.

Lors du 5è mouvement, on comprendra toute la nécessité du dispositif ! Dans cette

symphonie, mon mouvement préféré est le deuxième, qui évoque une valse gracieuse

à un bal impérial. J'aime bien le cinquième aussi avec ses allures macabres grimaçantes.

La Symphonie fantastique cependant ne suscite pas l'émotion vibrante

du concerto pour violon, de mon point de vue.

 

Le concert est très applaudi, je m'autorise une photo aérienne des rappels, prise

du poulailler, qui ne gênera personne (et où personne n'est reconnaissable).

Rappels de l'orchestre national de France, dirigé par Daniele Gatti

Rappels de l'orchestre national de France, dirigé par Daniele Gatti

En ressortant sur l'avenue du Président Kennedy, la gardienne des quais de la Seine,

sur ses grandes pattes, est toute brillante de lumières.

Sylvie, blogmestre

Symphonie lumineuse fantastique

Symphonie lumineuse fantastique

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Published by Blog des choristes des CP13
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