12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 14:39

Interlude: je suis une fan de très longue date de Paul Mc Cartney, et hier soir j'ai eu le bonheur intense
de le voir et de l'écouter en personne au Stade de France, pour la première fois de ma vie.
Un rêve d'adolescente, celle qui allait en boum avec, dans son blouson, le double album rouge
des Beatles (pour les rocks), et le double bleu (pour les slows), boums où un jour, elle sauva
de justesse la plage vinyle de Hey Jude d'un épanchement gluant de whisky-coca... sacrilège!

La lycéenne avait eu plusieurs vies depuis, et l'artiste aussi, que restait-il de la magie fusionnelle
des jeunes années? Eh bien, tout, et ce ne fut pas une petite surprise. Paul a commencé par dire
"Paris est magique!", et c'est son concert qui le fut. Il y avait de la métaphore dans la petite silhouette
blanche et noire de l'homme réel que nous voyions au bout de ce stade gigantesque, identifiable

à sa guitare inversée, et les immenses images de lui  projetées sur les écrans latéraux.

Une maîtrise technique parfaite des ornements vidéo et pyrotechniques, une voix conservée
quoiqu'un peu plus grave, une énergie surprenante pour ses presque 73 ans (trois heures de concert!),
un humour bien connu (deux fausses fins de concert... des auditeurs sont partis, puis revenus!),
un mélange de tubes très populaires et de chansons récentes, il a donné le meilleur de lui-même,et
même  trop pendant la première heure, où il s'est un peu cassé la voix,
ce fut heureusement momentané.

Dans Live and let die (musique du film homonyme de James Bond), des rampes de gaz mirent
pour de faux le feu à la scène et achevèrent dans un grand panache de fumée d'électriser un public
totalement conquis.
Il y eut des moments d'émotion pure lorsqu'il chantait seul avec sa guitare,
ou lors de l'évocation de George Harrison, s'accompagnant d'un yukulele dans Something.
Le bonheur de la foule qui chantait avec lui était manifeste, et ma jeune voisine de stade,
adolescente, connaissait presque autant de lyrics que moi
, amazing!

 

 

Au-delà des retrouvailles musicales et spirituelles avec un artiste de grand talent, 
ce concert  contenait un message d'espoir et d'amour, une énergie dévouée à perpétuer la mémoire
d'un groupe musical qui a accompagné des millions de personnes dans leur vie, qui a décrit et
mis en musique des vies comme les leurs. Paul, petite silhouette sur la scène,
mais grande destinée, avait la volonté de continuer le chemin avec cette foule d'inconnus. 
Cette découverte de la dimension généreuse de l'artiste, que je croyais connaître, m'a touchée.

Nous qui chantons avons le pouvoir de donner du bonheur à ceux qui nous écoutent...
C'est un don, mais c'est aussi une responsabilité. Sir Paul et nous, même vocation!
 

Sylvie, beatlemaniaco-blogueuse

I've juste seen a face I can't forget
the time or place where we just met
, la la la la la la

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